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Hip-Hop au cinéma : du ghetto à Hollywood

Par Pascal Tessaud pour lesensdesimages

graffiti [CC0]

graffiti [CC0]

Après l’histoire du rock’n’roll racontée par le cinéma (1), ou encore celle des Beatles vue à travers les nombreux films qui leur ont été consacrés (2), voici le tour du rap et du hip-hop avec cet article écrit par le réalisateur Pascal Tessaud pour lesensdesimages.

Le hip-hop, parent pauvre des médias français, a investi depuis près de quarante ans la télévision, les médias et le cinéma américain. Ce texte analyse le processus qui a conduit une culture de la marge à s’imposer au fil des décennies comme un formidable vecteur culturel d’une Amérique en pleine mutation. Le hip-hop au cinéma est bien une histoire d’amour et de raison que nous nous devions d’évoquer dans son évolution artistique qui l’a amené de la marge des ghettos noirs aux studios d’Hollywood.

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Violent days ou Elvis au pays de Zola

(Photo D 2017]

Las Vegas (Photo RD 2017)

Voilà quelques jours, j’apprends la sortie de ce film et là je me dis “putain! enfin un film français différent ! un truc rock’n’roll qui déménage, un long métrage merde in France qui va enfin parler des prolos et de la culture pop au lieu de nous bassiner une fois de plus avec les sempiternels affres existentielles de nos petits-bourgeois parisiens… etc, etc.” En plus l’affiche abondamment diffusée sous forme de flyer (jusque dans mon pub de quartier préféré) m’a carrément tapé dans l’œil : esthétique fifties, noir & blanc classieux, vieille bagnole, petite pépé blonde-platine et tubes rockab’ à gogo (avec en playlist : Carl Perkins, Eddy Cochran, Gene Vincent…), bref un truc carrément fait pour moi, “le film que j’aurais aimé faire” que je me dis. Et donc, à la première occasion je cours me payer 3-4 bières au pub et un billet de ciné en entrainant avec moi deux compères de comptoir. Bon, là, y’a personne dans le cinoche (on était 9, nous trois compris mais 2 se sont barrés au bout d’un quart d’heure) mais comme je tombe sur un ancien rocker de ma connaissance, je me dis que c’est bon signe.

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L’histoire des Beatles racontée par le cinéma

Les Beatles en 1964 (ph. United Press International) [domaine public]

Les Beatles en 1964 (ph. United Press International) [domaine public]

Un seul groupe peut prétendre égaler la filmographie du King Elvis et il s’agit bien sûr des Beatles. De nombreux films leur ont été consacrés, et ce dès les sixties, des documentaires bien sûr mais aussi des films de cinéma (dont certains dans lesquels ils jouent leur propre rôle) et des téléfilms. La liste est donc impressionnante mais aussi de qualité inégale. Retenons surtout que sur le terrain de la rivalité Lennon/McCartney, le premier l’emporte haut la main sur le second – mais il faut dire qu’il a eu la bonne idée de disparaitre à tous justes quarante ans…

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L’histoire du rock’n’roll racontée par le cinéma

Photo promotionnelle pour Le Rock du bagne (MGM, 1957) [domaine public]

Photo promotionnelle pour Le Rock du bagne (MGM, 1957) [domaine public]

Le cinéma a eu un bébé et il s’appelle rock’n’roll Enfants terribles du XXe siècle – l’un a près de 120 ans, l’autre presque 60 – ces deux expressions du génie populaire et de la culture de masse n’ont cessé, depuis maintenant plus d’un demi-siècle, d’entretenir des relations incestueuses. Elvis, pour ne citer que lui, était un cinévore avéré, un fan inconditionnel de Marlon Brando (L’Equipée sauvage) et de James Dean (La Fureur de vivre) et un acteur hollywoodien… malheureusement gâché. Et les exemples de chanteurs-acteurs ne manquent pas dans l’histoire de la pop music : John Lennon, Mick Jagger, David Bowie, Bob Dylan, Iggy Pop… C’est donc à un panorama du ciné-rock, genre prolifique s’il en est, que je vous convie ici, une manière d’histoire du rock’n’roll (des années 50) vue à travers les nombreux “biopics” (films biographiques) sur les rock stars qui ont aussi fait l’histoire du 7eme art.

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Analyse d’une pochette de disque : « Nevermind » de Nirvana (1991)

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Un bébé nu dans une piscine nageant vers un billet de un dollar accroché à un hameçon. La pochette est aussi célèbre que l’album qu’elle illustre, Nevermind, révélation rock et plus gros succès de l’année 1991 qui dévoila au monde un nouveau son, le « grunge », un groupe, Nirvana, et son compositeur génial Kurt Cobain. L’histoire ressemble à un conte de fée, mais tourne vite à la tragédie. Le chanteur ne supporte pas la pression et, en 1994 en pleine gloire, se donne la mort à tout juste 27 ans. A l’origine du drame un sérieux malentendu. Cobain se considérait comme un punk et un authentique rebelle. Or, à l’occasion de son deuxième album, le trio eut le malheur de se compromettre avec une major compagny pour signer un album au son trop pop et trop propre, Nevermind. Le succès fut aussi soudain qu’inattendu et aussitôt renié. Mais le mal était fait. Aujourd’hui reste un album incontournable et une pochette culte (imaginée par Kurt Cobain) qui, avec le temps, fait figure de sombre présage.

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