Tag Archive for exploitation

Hollywood parano : la drogue et le cinéma US

Au tournant des années 2000 le cinéma hollywoodien semble avoir trouvé dans la drogue une source d’inspiration nouvelle. D’une part en redoublant de scénarios évoquant le trafic de stupéfiants avec Blow, Traffic, Les Infiltrés… Mais surtout en filmant la descente aux enfers de personnages en plein bad trip : Drugstore Cowboy, Rush, Pulp Fiction, Las Vegas Parano, Another Day in Paradise, Requiem For a Dream… Mais le phénomène est-il si nouveau ? Petit flash… back.

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Day of the Woman (Meir Zarchi, 1978) : Rape, Revenge et féminisme

Dans la série des films maudits, voici une petite pépite du cinéma d’exploitation US des années 70 que j’ai eu le plaisir de découvrir tout récemment en parcourant le hors-série de Mad Movies – que je ne saurais d’ailleurs que vous conseiller – intitulé « Grindhouse : dans les veines du cinéma d’exploitation » paru en 2007. « Maudit » parce que ce Day of the Woman (1978) premier et avant-dernier long d’un certain Meir Zarchi, aussi connu sous les titres I Spit on Your Grave, I Hate Your Guts ou The Rape and Revenge of Jennifer Hill, a tout simplement été interdit dans plusieurs pays (dont l’Australie, l’Ireland, le Canada, l’Allemagne de l’Ouest et le Royaume-Unis !) et n’a de cesse, depuis sa sortie, de susciter la polémique. Mais avant de trancher dans le lard de la controverse, voyons d’abord de quoi il est question.

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Double programme grindhouse millésime 1975 ou le cinéma bis expliqué à mon fils

A propos d’Ilsa la louve des SS et de La course à la mort de l’an 2000

Hier soir j’étais tranquille, j’étais peinard (accoudé au comptoir…) et je me suis concocté une petite soirée midnight movies de derrière les fagots – façon « L’Absurde séance » – avec double programme grindhouse de la mort. Au menu, deux grands classiques bis de 75 : Ilsa la louve des SS et La Course à la mort de l’an 2000. Rien que les titres déjà ça envoie sec ! Le lendemain, au petit déj’, encore tout excité par le spectacle de la veille, j’essayais tant bien que mal de raconter l’histoire de la course de la mort à mon fiston, fan de Cars (en même temps il a 4 ans…), quand soudain la discussion prit une tournure plus sérieuse…

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High School Confidential (Jeunesse droguée, Jack Arnold, 1958)

Si, comme moi, vous aimez les fabuleuses fifties, celles d’Elvis, des soda shops, des juke-box et des drive-in, j’ai trouvé le film qu’il vous faut. Réalisé par le talentueux Jack Arnold, spécialiste de la série B hollywoodienne avec des pépites comme les cultissimes L’Étrange créature du lac noir (1954), Tarantula ! (1955) ou encore L’Homme qui rétrécie (1957), Arnold se lance en 1958 dans le teen-movie avec cet étonnant High School Confidential qui raconte l’ascension d’un lycéen tête-brûlée dans les rouages du trafic de drogues. Il faut dire que le thème est porteur. Après les succès de L’Equipée sauvage (1954), de Graine de violence (1955) et de La Fureur de vivre (1955), tout le monde se met à produire des fictions sensationnalistes sur la “délinquance juvénile”, à commencer par les indépendants, parmi lesquels Roger Corman. Citons notamment Teenage Crime Wave (Columbia, 1955), The Violent Years (1956), Reform School Girl (1957), Young and Dangerous (Fox, 1957), Teenage Doll (1957), The Delinquents (UA, 1957), Girl on the Loose (1958), Dangerous Youth (Warner, 1958), Live Fast, Die Young (1958), High School Hellcats (1958), Dragstrip Riot (1958), High School Caesar (1960)…

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Les 10 meilleurs films grindhouse qu’il faut avoir vus avant de mourir !

Voilà, la nouvelle année approche à grands pas et avec elle les bonnes résolutions. Alors faites-moi plaisir, ramenez l’intégrale de Rohmer à la Fnac et optez plutôt pour ces 10 chefs d’œuvre du cinéma d’exploitation made in USA. Parce que ça c’est du septième Art, du cinoche, du vrai, du qui tâche, qui remue et qui secoue, tourné avec des tripes et des corones ! Bref du cinéma populaire comme on l’aime ! Et ça tombe super bien, tous ont été édités en DVD et en zone 2. Alors, que demande le peuple ?

N°10 : Black Caesar / Le Parrain de Harlem (Larry Cohen, 1973) DVD MGM 2004

Parce que Fred Williamson, le mec le plus cool de l’histoire du cinéma bis, y interprète un gangster fracassant à l’image du Scarface de Hawks (1932) dont il est une sorte de remake black, il mérite mille fois de figurer dans cette liste. Et si l’on devait ne retenir qu’une unique scène de ce petit chef-d’œuvre de la blaxploitation ce serait incontestablement celle ou Funky Fred, nouveau parrain de la pègre locale, parade avec arrogance sur la 125e rue de Harlem, encadré de deux porte-flingues au regard encore plus mauvais que le sien, au son de It’s Good to be the King de James Brown. Grand moment d’anthologie !

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