Collection

Dirigée par Régis Dubois

Chers lecteurs, à vos plumes !

lesensdesimages lance une collection de livres de cinéma où il sera question de ciné-pop, ciné-bis, cinéma d’agit-prop’, de films pop-corn, de ciné-culte, de cinoche de quartier et des liens entre cinéma et société… Bref, pour penser le cinéma autrement, la collection lesensdesimages se propose d’ouvrir un espace de liberté à tous ceux qui désirent parler autrement du cinéma, de façon érudite et décomplexée, en revenant à ce qui définit le spectacle cinématographique dans son essence même : un art populaire qui parle de la vie !

Ainsi, nous nous attacherons à analyser ici le sens – social, historique, politique, idéologique – des œuvres filmiques (et des images au sens large) dans une démarche qui s’inscrit à l’opposé de la doxa « auteuriste » hexagonale qui ne juge le plus souvent les films qu’à leur seule valeur esthétique – autrement dit à partir de jugements de goûts éminemment élitistes. Or, ici ce seront pour l’essentiel les films populaires que nous évoquerons, un cinéma que nous aimons et que nous ne méprisons pas sous prétexte qu’il serait commercial.

(Contact : regis.dubois@neuf.fr)

► Les Noirs dans le cinéma français : images et imaginaires d’hier et d’aujourd’hui de Régis Dubois (2012), 230 p, 16,70 euros – épuisé, en cours de réédition.

Cet ouvrage revient sur un siècle d’images des afro-descendants dans le cinéma français, depuis le clown Chocolat filmé par les frères Lumière jusqu’au succès d’Omar Sy en passant par les films de Joséphine Baker, Isaac de Bankolé, Pascal Légitimus, Aïssa Maïga… Il est complété d’un chapitre sur le « cinéma noir français » et d’un dictionnaire de soixante acteurs et réalisateurs. [Plus d’infos]

 

► Revoir les films populaires : cinéma, pop-culture et société de Régis Dubois (2012), 228 p., 17 euros.

Analyser sans préjugé les films populaires en lien avec la société qui les produit, telle est l’ambition de ce livre qui évoque par exemple les raisons idéologiques du succès des comédies françaises comme Bienvenue chez les Ch’tis mais aussi la figure du prolétaire dans le cinéma hollywoodien, les films de Tarzan, la blaxploitation, le rock’n’roll raconté par le cinéma, les films grindhouse ou encore l’oeuvre de Martin Scorsese d’un point de vue socio-culturel. [Plus d’infos]

 

► New-Jack cinema : sortir ou non du ghetto ? Le cinéma afro-américain des années 90 de Charlotte Aristide (2013), 196 pages, 15 euros.

A travers une observation méticuleuse de onze films emblématiques du cinéma afro-américain des années 1990 – de New Jack City (1991) à Clockers (1996) en passant par Boyz’N the Hood (1991) et Menace II Society (1993), l’auteure analyse les thèmes de ces œuvres (décors, personnages, intrigues…) pour au final brosser un saisissant portait de la société afro-américaine de cette époque. Une étude sociologique appliquée au cinéma qui nous rappelle que le 7eme art est aussi et avant tout le produit d’une société et un puissant révélateur de ses us et coutumes à un moment donné de son histoire. [Plus d’infos]

 

► Sylvester Stallone : héros de la classe ouvrière de David Da Silva (2013), 196 pages, 15 euros – épuisé, en cours de réédition.

Depuis de nombreuses années, Sylvester Stallone est considéré comme un représentant de l’impérialisme américain avec des films comme Rambo II ou Rocky IV. Mais l’acteur-réalisateur-scénariste est un artiste bien plus complexe qu’il n’y paraît. Cet ouvrage propose ainsi une analyse de la filmographie de “Sly” dans le but de prendre le contre-pied des clichés qui lui sont habituellement associés (surtout en France). Car en plus d’être un digne représentant de la classe ouvrière, apprécié des classes populaires, Stallone défend une réelle vision humaniste tout au long de son œuvre. Un travail documenté, illustré d’une quinzaine de photographies, qui s’inscrit dans la mouvance des star studies. [Plus d’infos]

 

► Analyses d’images : publicités, photos, affiches, pochettes… de Régis Dubois (2015), 136 p., 9 euros.Analyses d'images2

L’image est omniprésente dans notre société, c’est une évidence. Tous les jours ce sont des dizaines, voire des centaines de messages visuels que nous recevons. Dans la rue, à la maison, sur les écrans, partout, via les affiches publicitaires, les magazines, les T-shirts, les flyers, les BD, le cinéma, la télé,   Internet, les jeux-vidéo, les Smartphones… Or, étonnamment, les analyses d’images demeurent relativement rares aussi bien sur le Net que sur papier. D’où ce recueil proposant un ensemble pédagogique de vingt études portant sur un échantillon d’images emblématiques de diverses époques et de tous types : photographie (d’art ou de presse), affiche de propagande, publicité, pochette de disque, affiche de film, photogramme, tableau, carte postale, street art… Au total, 20 commentaires composés richement illustrés de 60 visuels offrant une petite histoire des représentations depuis la fin du 19ème siècle jusqu’au début du 21ème.

 

► Spike Lee et la “guerre des sexes” : de  Nola Darling à Red Hook Summer de Charlotte Aristide (2016), 216 p., 15 euros.couvSpikeLee3

A partir de dix films emblématiques de Spike Lee sortis entre 1986 et 2012 et mettant en scène tout particulièrement les rapports hommes/femmes (Nola Darling, Mo’Better Blues, Jungle Fever, Crooklyn, Girl 6, Get On The Bus, He Got Game, Bamboozled, She Hate Me et Red Hook Summer), l’auteure questionne par une approche gender studies le discours du réalisateur concernant les rapports de sexes. La démarche est inédite et riche en conclusion puisque en contournant ainsi la question raciale, il apparaît assez vite que Lee n’est pas si contestataire qu’on le laisse étendre habituellement : « Son discours reste ambigu. La mixité, associée à l’infidélité, est répréhensible (…) Finalement Spike Lee ne franchit pas les barrières sociales, sexuelles et raciales dont il parle: tant au niveau de sa représentation de la famille, qu’en ce qui concerne le couple, il respecte les valeurs de la classe moyenne bien pensante afro-américaine dont la priorité est la sauvegarde de son identité culturelle. Spike Lee, malgré lui, participe du renouveau familial que connaît le cinéma américain des années 80 ».

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