Archive for Articles de cinéma

César noirs Vs Black Oscars

les-oscars-et-les-cesar-pour-les-nuls,M18840Comme tous les ans dans l’univers impitoyable du 7e Art, le mois de janvier est le mois des nominations tant attendues aux César et aux Oscars, avec ses bonnes et ses mauvaises surprises, ses heureux nominés et ses malheureux oubliés. C’est aussi le moment de faire un petit bilan sur la production de l’année écoulée et de prendre le pouls du cinéma français et américain. Et, comme tous les ans à la même période, c’est aussi le moment où l’on va me demander mon avis sur la présence (ou l’absence) des Noirs au sein de ces sélections. Sont-ils suffisamment représentés ou au contraire trop absents ? Depuis le César d’Omar Sy en 2012 et plus encore depuis le polémique #OscarSoWhite de l’année passée, les journalistes français semblent s’intéresser de plus en plus à la question de la représentation des minorités au cinéma – et c’est tant mieux !

Read more

Le FN au cinéma : de Féroce à Chez nous

5056750_6_2fc9_2017-01-03-39a43e4-1895-1tpl5iu-jp47qilik9_ec839f6cecf3f38599911b2b44260f49Alors que pendant longtemps le cinéma français prit bien garde de ne pas mélanger fiction et réalité politique, depuis le début de ce siècle plusieurs films se sont inspirés de l’actualité de vraies personnalités politiques hexagonales.

Read more

De Naissance d’une Nation à Birth of a Nation : 100 ans d’esclavage à Hollywood

276014S’il est une période historique que le cinéma américain de ces dernières années a mis à l’honneur c’est bien celle de l’esclavage, avec des films comme Lincoln (2012), Django Unchained (2012), 12 Years a Slave (2013), Free State of Jones (2016) et bien sûr Birth of a Nation (2016), sans compter les séries Book of Numbers (2015), Underground (2016) et Roots (2016). L’occasion était donc trop belle, avec la sortie prochaine du Birth of a Nation de Nate Parker en France, de revenir sur un siècle d’images de l’esclavage à Hollywood.

 

Au commencement était Naissance d’une Nation

Commençons par dire qu’il en va de l’esclavage à Hollywood comme de tous les autres sujets historiques : leur traitement varie grandement selon l’époque et le contexte idéologique qui les voit naître. La première évocation de « l’Institution particulière » remonte à La Case de l’oncle Tom du pionnier Edwin S. Porter en 1903, adaptation du célèbre roman abolitionniste qui popularisa la figure de l’esclave sympathique et totalement dévoué à son maître. Mais s’il est un film qui posa les bases de l’imagerie des Noirs serviles pour longtemps c’est bien Naissance d’une Nation (1915) du « maître » D.W. Griffith.

Read more

Les losers magnifiques du cinéma américain

big-lebowski-3

« And the winner is… ». Comme le rappelle tous les ans la cérémonie des Oscars, Hollywood est affaire de gagnants, de cartons au box-office et de succes stories – à l’écran comme dans la vie. Pourtant, on ne saurait résumer le cinéma américain à une galerie de héros triomphants façon Superman ou Rocky. Car les vainqueurs n’ont pas toujours eu la cote à Hollywood qui s’est épisodiquement entichée de perdants au grand cœur, de marginaux hors-la-loi et autres rebelles sans cause. Petit tour d’horizon de ces losers magnifiques qui, de Charlot à Lebowski, ont fait l’histoire du 7e art US.

Read more

Les César post-attentats et le choix de la diversité

header_fatima-b627f

Bonne surprise ! Le palmarès 2016 des César – tout comme celui de 2015 d’ailleurs – a fait la part belle à la diversité ethnique et culturelle. En effet le prix du meilleur film a été attribué cette année à Fatima après celui l’année passée de Timbuktu, deux films centrés sur des personnages issus de communautés musulmanes africaines ou d’origine maghrébine.

Read more

Les Afro-américains et les Oscars : retour sur une polémique

9295257-large

Depuis une semaine l’information est relayée par tous les médias français, Spike Lee et Jada Pinkett Smith (épouse de Will Smith) n’iront pas à la 88e cérémonie des Oscars pour protester contre le fait qu’aucun acteur noir n’a été nommé cette année. Depuis la polémique ne cesse d’enfler. Outre-Atlantique plusieurs personnalités disent comprendre la position des contestataires : Will Smith, Idris Elba, Whoopi Goldberg, George Clooney, Dustin Hoffman, ou les rappeurs Snoop Dogg et 50 Cent – certains n’hésitant pas à appeler au boycott. La fronde a un tel retentissement qu’elle s’invite même dans le débat français. D’un côté Omar Sy et Rochdy Zem jugent cette levée de boucliers légitime, de l’autre Charlotte Rampling, nommée dans la catégorie Meilleure actrice pour 45 ans, met de l’huile sur le feu en parlant de « racisme anti-blanc »…   Mais qu’en est-il vraiment de la représentation des Noirs dans l’histoire des Oscars ?

Read more

Existe-t-il un cinéma de l’ère Obama ?

z6-shoji-butler-interview-a-20140214

On ne le dira jamais assez, l’élection d’un Noir à la Maison Blanche fut, en 2008, un événement symbolique d’une importance considérable, surtout dans un pays qui encore cinquante ans plus tôt pratiquait la ségrégation – et l’esclavage un siècle auparavant…. Il se trouve qu’il y a dix ans exactement – trois ans avant l’élection historique de Barack Obama – je faisais paraître un ouvrage intitulé Le cinéma des Noirs américain entre intégration et contestation (Le Cerf, 2005). Un bilan s’imposait donc. Le fait qu’un Président noir ait été à la tête des Etats-Unis pendant presque une décennie a-t-il eu des répercutions sur la représentation des Noirs au cinéma ? Dit autrement, le cinéma noir a-t-il bénéficié d’un « effet Obama » ?

  Read more

Les super-héros noirs des films Marvel

2015_fantastic_four

C’est officiel Black Panther « le premier super-héros noir » sortira en 2018. Mais s’il est bien le premier super-héros noir des comics Marvel (né en 1966) il n’est aucunement en revanche le premier super-héros noir des films Marvel – 12 l’ont déjà précédé depuis 1993.

Petit rappel en chiffres : Marvel c’est 75 ans d’histoire, environ 5000 super-héros (la plupart nés de l’imagination de Stan Lee) dont 115 seraient noirs (1) et c’est enfin 43 films les mettant en scène depuis 1944 – dont 37 depuis l’an 2000 (chiffres de 2015 – cf. liste annexe). Mais pour ce qui nous concerne présentement, c’est surtout 12 super-héros noirs (dont 4 ne l’étaient pas à l’origine dans la version comic), de Meteor Man à Tornade en passant par Blade.

Read more

Fachos, néonazis & autres skinheads : les visages de l’extrême droite au cinéma

7778669259_un-francais-de-diasteme-en-salles-le-10-juin-2015

Le retour en force de l’extrême droite sur le devant de la scène politique et médiatique depuis, disons, 2010 ne semble pas faiblir. Rappelons quelques faits récents : le 5 juin 2013 un jeune militant antifa, Clément Méric 18 ans, mourrait sous les coups d’un skinhead néonazi à Paris. Un an plus tard, en mai 2014, pour la première fois de son histoire, le FN arrivait en tête d’un scrutin national avec presque 25% des suffrages aux élections européennes. Plus récemment, en juin 2015, de l’autre côté de l’Atlantique, un suprématiste blanc de 21 ans nostalgique de l’apartheid tuait froidement neuf Noirs dans une église de Charleston (Caroline du Sud) dans le but de déclencher une guerre raciale. C’est dans ce contexte inquiétant que sort, sur fond de polémique, Un Français de Diastème (2015), film racontant l’histoire d’un skinhead français. Vu l’actualité il nous semblait donc opportun de nous interroger sur la question de la représentation de l’extrême droite au cinéma, en France et ailleurs. Depuis quand les fachos sont-ils présents sur les écrans ? American History X est-il le premier film à s’intéresser au phénomène skinhead néonazi ? Quels points de vues les œuvres offrent-elles des fafs et des bones ? Et, en corolaire, quels discours idéologiques ces films proposent-ils au grand public ? De Naissance d’une Nation (1915) à Un Français (2015), voici un petit tour d’horizon des figures de fachos au cinéma en 100 ans d’histoire du 7ème Art et en 10 portraits emblématiques.

Read more

Les photographes au cinéma

1000w

Alors qu’on attend toujours un film sur Robert Capa annoncé depuis plusieurs années (et réalisé dit-on par Michael Mann), force est de constater que la vie des photographes célèbres n’a guère inspiré le cinéma de fiction, même s’il n’est pas rare de croiser sur les écrans quelques adeptes du Nikon ou du Rolleifex, au hasard Dennis Hopper dans Apocalypse Now (F.F. Coppola, 1979), Clint Eastwood dans Sur la route de Madison (C. Eastwood, 1995) ou Joaquin Phoenix dans The Master (Paul Thomas Anderson, 2012).

  Read more