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La vidéosurveillance, un contre-pouvoir ?

Sstrobeck23 (2016) [CCA4.0]

Sstrobeck23 (2016) [CC BY-SA 4.0]

Il y a soixante-huit ans George Orwell avait imaginé dans son roman 1984 une société du futur dirigée par un Etat policier dans lequel chaque citoyen vivrait sous la surveillance de Big Brother. Or force est de constater que l’écrivain avait vu juste puisque tout ce que nous faisons est aujourd’hui enregistré, aussi bien nos paiements par carte bancaire que nos échanges via les réseaux sociaux ou même nos simples actions du quotidien filmées dès lors que nous quittons notre espace privé (dans la rue, dans les magasins et même sur notre lieu de travail). Mais Orwell avait-il pensé que cette arme de surveillance massive produirait aussi son contraire, son antidote en quelque sorte ? Car la multiplication des caméras de surveillance implantées par les tenants du pouvoir (l’Etat, les collectivités, les patrons) dans le but de contrôler les « classes dangereuses » s’est aussi accompagné parallèlement de la prolifération de caméras miniatures au service de tous (IPhone, GoPro, etc.). Du coup, si Big Brother nous observe effectivement en permanence, en retour tout le monde est aussi en capacité de surveiller Big Brother.

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César noirs Vs Black Oscars

les-oscars-et-les-cesar-pour-les-nuls,M18840Comme tous les ans dans l’univers impitoyable du 7e Art, le mois de janvier est le mois des nominations tant attendues aux César et aux Oscars, avec ses bonnes et ses mauvaises surprises, ses heureux nominés et ses malheureux oubliés. C’est aussi le moment de faire un petit bilan sur la production de l’année écoulée et de prendre le pouls du cinéma français et américain. Et, comme tous les ans à la même période, c’est aussi le moment où l’on va me demander mon avis sur la présence (ou l’absence) des Noirs au sein de ces sélections. Sont-ils suffisamment représentés ou au contraire trop absents ? Depuis le César d’Omar Sy en 2012 et plus encore depuis le polémique #OscarSoWhite de l’année passée, les journalistes français semblent s’intéresser de plus en plus à la question de la représentation des minorités au cinéma – et c’est tant mieux !

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Le FN au cinéma : de Féroce à Chez nous

Meeting du Front National, Paris 2012 (photo Blandine Le Cain) [CC 2.0]

Meeting du Front National, Paris 2012 (photo Blandine Le Cain) [CC 2.0]

Alors que pendant longtemps le cinéma français prit bien garde de ne pas mélanger fiction et réalité politique, depuis le début de ce siècle plusieurs films se sont inspirés de l’actualité de vraies personnalités politiques hexagonales.

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De Naissance d’une Nation à Birth of a Nation : 100 ans d’esclavage à Hollywood

Affiche de Naissance d'une Nation (1915) [auteur inconnu, distributée par Epoch Film Co, DP]

Affiche de Naissance d’une Nation (1915) [auteur inconnu, distributée par Epoch Film Co, DP]

S’il est une période historique que le cinéma américain de ces dernières années a mis à l’honneur c’est bien celle de l’esclavage, avec des films comme Lincoln (2012), Django Unchained (2012), 12 Years a Slave (2013), Free State of Jones (2016) et bien sûr Birth of a Nation (2016), sans compter les séries Book of Numbers (2015), Underground (2016) et Roots (2016). L’occasion était donc trop belle, avec la sortie prochaine du Birth of a Nation de Nate Parker en France, de revenir sur un siècle d’images de l’esclavage à Hollywood.

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« Le Crime des anges », les quartiers nord de Marseille filmés de l’intérieur

le-crime-des-anges

Elle est Marseillaise, a grandi dans les quartiers nord de la ville et réalise son premier long-métrage Le Crime des anges en mode guérilla. Rencontre avec Bania Medjbar.

1/Peux-tu nous parler de ton nouveau projet ?

Le Crime des anges est une comédie dramatique qui glisse subrepticement vers un film plus sombre. Il pose la question de la difficulté de vivre pour les jeunes des cités. C’est mon premier long métrage.

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Soul Street, le Mag Blaxploitation

soul-streetFoxy Bronx’s Soul Street n°1 (novembre 2016, 72 pages, 8 euros)

Le nouveau fanzine luxueux de notre maître Capello de la Blaxploitation, le bien nommé Foxy Bronx, vient de sortir sous le titre alléchant de Soul Street, un blaze qui respire bon le bitume suintant, la poudre brûlée et la soul épicée à la sauce funky. Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas cet accro de Foxy Bronx, sachez qu’il a déjà à son actif deux décennies de fanzines Blax mais aussi plusieurs sites dédiés au soul cinema dont le foisonnant Foxy Bronx, the soul side of pulp-culture. Le gars, il faut dire, est un érudit et un passionné – que dis-je, un obsédé – comme il m’a très rarement été donné d’en croiser. Il collectionne en effet les films, les affiches et les photos d’exploitation depuis tout ce temps, archives qu’il se fait régulièrement livrer par lots entiers depuis le fin fond de la Black Belt. C’est ainsi qu’il identifia un obscur réalisateur noir de films Blax qu’aucun livre ni site n’avait jusqu’alors référencé (pas même imdb !), en l’occurrence le mystérieux et téméraire Chuck McNeil auquel il consacre ici un long article en forme d’enquête. De la même manière, Foxy ressuscite dans les pages de ce Soul Street n°1 les destins de films et de cinéastes afros largement méconnus comme Wendell James Franklin (The Bus is Coming, 1972) ou Yaphet Kotto (The Limit / Le Patrouilleur, 1972).

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Les Noirs dans le cinéma français : de Joséphine Baker à Omar Sy

Noirs dans le cinéma frLes Noirs dans le cinéma français : de Joséphine Baker à Omar Sy de Régis Dubois (éd. LettMotif, 246 p. 24 euros)

Cet ouvrage poursuit deux objectifs. D’une part analyser l’image du « Noir » et son évolution dans l’imaginaire cinématographique français depuis un siècle. D’autre part, mettre en lumière la présence des Noirs et Métisses dans le cinéma hexagonal depuis les premières vues des frères Lumière jusqu’au triomphe d’Intouchables, en évoquant notamment les rôles interprétés par Josephine Baker, Habib Benglia, Darling Légitimus, Robert Liensol, Isaac de Bankolé, Firmine Richard, Jacques Martial, Alex Descas, Mouss Diouf, Aïssa Maïga, Edouard Montoute, Stomy Bugsy, Eriq Ebouaney, Joeystarr ou Omar Sy.

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Les losers magnifiques du cinéma américain

Photo publicitaire pour La Ruée vers l'or de Charlie Chaplin (UA, 1925) [domaine public]

Photo publicitaire pour La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin (UA, 1925) [domaine public]

« And the winner is… ». Comme le rappelle tous les ans la cérémonie des Oscars, Hollywood est affaire de gagnants, de cartons au box-office et de succes stories – à l’écran comme dans la vie. Pourtant, on ne saurait résumer le cinéma américain à une galerie de héros triomphants façon Superman ou Rocky. Car les vainqueurs n’ont pas toujours eu la cote à Hollywood qui s’est épisodiquement entichée de perdants au grand cœur, de marginaux hors-la-loi et autres rebelles sans cause. Petit tour d’horizon de ces losers magnifiques qui, de Charlot à Lebowski, ont fait l’histoire du 7e art US.

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Les César post-attentats et le choix de la diversité

Zita Hanrot (photo Georges Biard, 2016) [CC BY-SA 3.0]

Zita Hanrot (photo Georges Biard, 2016) [CC BY-SA 3.0]

Bonne surprise ! Le palmarès 2016 des César – tout comme celui de 2015 d’ailleurs – a fait la part belle à la diversité ethnique et culturelle. En effet le prix du meilleur film a été attribué cette année à Fatima après celui l’année passée de Timbuktu, deux films centrés sur des personnages issus de communautés musulmanes africaines ou d’origine maghrébine.

Idem du côté des nominations aux prix d’interprétation 2015-2016 qui, là encore, ont fait le choix de la diversité : après Karidja Touré pour Bande de filles, Ahmed Dramé pour Les Héritiers et Marc Zinga pour Qu’Allah bénisse la France l’année passée, saluons cette année celles de Loubna Abidar pour Much Loved, Soria Zeroual pour Fatima et Antonythasan Jesuthasan pour Dheepan. Et surtout, après le César du « meilleur acteur dans un second rôle » attribué en 2015 à Reda Kateb (pour Hyppocrate), voici que Zita Hanrot reçoit celui du « meilleur espoir féminin » pour Fatima en 2016. Faut-il y voir un signe ? Une simple coïncidence ou un lien de cause à effet avec les attentats qui ont traumatisé la France entre janvier 2015 (six semaines avant la cérémonie 2015) et novembre 2015 (trois mois avant celle de 2016) ?

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Les Afro-américains et les Oscars : retour sur une polémique

SS02-0011Depuis une semaine l’information est relayée par tous les médias français, Spike Lee et Jada Pinkett Smith (épouse de Will Smith) n’iront pas à la 88e cérémonie des Oscars pour protester contre le fait qu’aucun acteur noir n’a été nommé cette année. Depuis la polémique ne cesse d’enfler. Outre-Atlantique plusieurs personnalités disent comprendre la position des contestataires : Will Smith, Idris Elba, Whoopi Goldberg, George Clooney, Dustin Hoffman, ou les rappeurs Snoop Dogg et 50 Cent – certains n’hésitant pas à appeler au boycott. La fronde a un tel retentissement qu’elle s’invite même dans le débat français. D’un côté Omar Sy et Rochdy Zem jugent cette levée de boucliers légitime, de l’autre Charlotte Rampling, nommée dans la catégorie Meilleure actrice pour 45 ans, met de l’huile sur le feu en parlant de « racisme anti-blanc »…   Mais qu’en est-il vraiment de la représentation des Noirs dans l’histoire des Oscars ?

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