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Les stéréotypes du Noir dans la bande dessinée

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Sambo (ph. Steve Snodgrass) [CC BY 2.0]

Hachette réédite ce mois-ci les aventures de Bibi Fricotin, une bande dessinée datant des années 20 et publiée jusqu’aux années 80, que l’on retrouvera tous les mois chez les marchands de journaux. Le personnage du Noir Razibus, qui sent bon le vieux stéréotype colonial, est apparu dans la série en 1951 pour devenir l’acolyte inséparable de Bibi Fricotin jusqu’en 1988, date du dernier album. Etonnamment, et contrairement à la plupart des héros de BD (de Mickey aux héros Marvel ou DC comics) lui n’a jamais évolué physiquement. Bien qu’il ne parle pas « petit nègre » (comme les Africains de Tintin au Congo) et qu’il n’est ni idiot ni maladroit, ni même spécialement comique, on est en droit de se demander si cette réédition est de bon augure au moment de l’affaire Théo et de la polémique autour du terme « Bamboula ». Imagerait-on seulement qu’on réédite aujourd’hui de vieilles images antisémites de Juif au nez crochu… Au moins les éditions Hachette auraient-elles pu intégrer une notice d’avertissement en exergue de la BD (1), ou mieux modifier légèrement le faciès caricatural de Razibus. Et pourquoi pas ? On a bien remplacé la cigarette de Lucky Luke par un brin d’herbe, alors pourquoi ne pas donner à ce Razibus des traits moins grossiers ?

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Le cinéma noir américain des années Obama

cine-noir-americain-couvVient de paraître aux éditions LettMotif : Le cinéma noir américain des années Obama de Régis Dubois (180 pages, 22 euros, 30 illustrations N&B).

Quand on pense au cinéma noir américain des années Obama il nous vient tout de suite à l’esprit des titres comme La Couleur des sentiments, Le Majordome, Selma, Django Unchained ou 12 Years a Slave tous sortis entre 2009 et 2016. Beaucoup de films évoquant l’histoire des Afro-américains en somme (l’esclavage, le racisme, la ségrégation, la lutte pour les droits civiques). Faut-il y voir une simple coïncidence ou une véritable tendance ? Comment en effet ne pas imaginer que l’élection d’un Noir à la tête d’une nation travaillée depuis toujours par la question raciale n’a pas eu un effet sur la production de films ? Ne parle-t-on pas d’ailleurs communément d’un “cinéma reaganien” pour évoquer la production hollywoodienne des années 80 (Rocky, Rambo, Top Gun…) – synonyme de blockbusters musclés, manichéens et conservateurs – alors pourquoi ne pas parler d’un “cinéma obamanien” ? En explorant les grandes tendances de la période, ce livre tentera ainsi de comprendre comment le cinéma noir de ces dernières années a été influencé thématiquement, voire idéologiquement, par la présidence de Barack Obama.

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« The Lost City of Z » ou l’angoisse du vagin

J’attends le metro, dans cette grotte sombre terrée sous la ville qu’est la station de métro, et j’observe cette affiche de film 4×3 qui m’intrigue. The Lost City of Z (James Gray, 2017). D’abord ce personnage anecdotique, sorte de mini Indiana Jones perdu dans la pénombre et l’immensité du décor rocheux qui l’écrase. Je vois bien qu’il me regarde. Mais qu’est-ce qu’il veut bien me dire ? Et puis en arrière plan, tout autour, il y a ce décor caverneux entouré de feuillage… Alors oui, vous pouvez dire si vous voulez que j’ai l’esprit mal placé. Vous pouvez aussi vous dire qu’à force d’analyser les images je vois des sous-textes et des métaphores partout (à une époque mes étudiants s’amusaient gentiment de moi parce que je voyais des symboles phalliques dans toutes les publicités). Bref, toujours est-il qu’en regardant cette image j’ai songé à une entrée de vagin géant… Et pourquoi pas ? Ne me dites pas que les professionnels de la communication et de la promotion qui ont réalisé cette affiche ne sont pas, comme moi, aguerris à la sémiologie bathésienne. Donc je me dis qu’ils ont peut-être fait exprès. Mais alors, pourquoi ?

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Drive-in & Grindhouse Cinema (1950’s-1960’s)

couv driveinDurant les années 1950 et 1960, la production indépendante américaine va se lancer avec fièvre et passion dans la création de films que les bonnes mœurs du pays réprouvent. Des films dépeignant une jeunesse sauvage. Des microproductions aux explosions gore surréalistes. Des récits dont les seuls atouts sont les poitrines dénudées de leurs actrices. Les drive-in du pays et les grindhouses se mettent à carburer à la violence, au rock’n’roll, au sexe et à l’horreur. Pour le plus grand plaisir d’un public jeune avide de nouvelles sensations. Par leur vitalité, leurs refus des conventions et leur mise en scène souvent novatrice, ces films d’exploitation vont aussi former et influencer toute une nouvelle génération de cinéastes (Francis Ford Coppola, George Lucas, Martin Scorsese…). Découvrez 101 perles oubliées ou classiques du domaine !

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« Pourquoi le cinéma français est-il de gauche ? »

cinema-et-politique2« Pourquoi le cinéma français est-il de gauche ? » Voilà, sans crier gare, la question que me posa – sur un ton légèrement agressif – un journaliste de L’Express alors que je venais à peine de décrocher mon téléphone et que je déjeunais tranquillement à table avec mes kids il y a une semaine de cela.

A froid comme ça, ça fait un peu bizarre… Pas évident d’y répondre à brûle-pourpoint. C’est pourtant ce que je fis en lui demandant pour commencer d’où il tenait cette information (de quelle source statistique exactement ?) et surtout ce qu’il entendait par « de gauche » ? La « gauche caviar » ou la gauche-gauche vraiment de gauche ? Et puis j’ai hasardé une amorce d’explication en lui disant que s’il y avait une tendance « de gauche » dans la cinéma c’était sans doute parce que la culture attirait essentiellement au départ des gens qui ne partageaient pas les mêmes valeurs et ambitions que les gens « de droite » qui se tournaient eux plus volontiers vers des carrières plus lucratives, plus sûres et plus respectables. Bref, on discuta ainsi un bon quart d’heure – au bas mot – et, comme c’est souvent le cas, ledit journaliste ne retint de notre conversation qu’une pauvre phrase notée à la volée qu’il « cita » approximativement dans son article – en faisant des erreurs…

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La vidéosurveillance, un contre-pouvoir ?

Sstrobeck23 (2016) [CCA4.0]

Sstrobeck23 (2016) [CC BY-SA 4.0]

Il y a soixante-huit ans George Orwell avait imaginé dans son roman 1984 une société du futur dirigée par un Etat policier dans lequel chaque citoyen vivrait sous la surveillance de Big Brother. Or force est de constater que l’écrivain avait vu juste puisque tout ce que nous faisons est aujourd’hui enregistré, aussi bien nos paiements par carte bancaire que nos échanges via les réseaux sociaux ou même nos simples actions du quotidien filmées dès lors que nous quittons notre espace privé (dans la rue, dans les magasins et même sur notre lieu de travail). Mais Orwell avait-il pensé que cette arme de surveillance massive produirait aussi son contraire, son antidote en quelque sorte ? Car la multiplication des caméras de surveillance implantées par les tenants du pouvoir (l’Etat, les collectivités, les patrons) dans le but de contrôler les « classes dangereuses » s’est aussi accompagné parallèlement de la prolifération de caméras miniatures au service de tous (IPhone, GoPro, etc.). Du coup, si Big Brother nous observe effectivement en permanence, en retour tout le monde est aussi en capacité de surveiller Big Brother.

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César noirs Vs Black Oscars

les-oscars-et-les-cesar-pour-les-nuls,M18840Comme tous les ans dans l’univers impitoyable du 7e Art, le mois de janvier est le mois des nominations tant attendues aux César et aux Oscars, avec ses bonnes et ses mauvaises surprises, ses heureux nominés et ses malheureux oubliés. C’est aussi le moment de faire un petit bilan sur la production de l’année écoulée et de prendre le pouls du cinéma français et américain. Et, comme tous les ans à la même période, c’est aussi le moment où l’on va me demander mon avis sur la présence (ou l’absence) des Noirs au sein de ces sélections. Sont-ils suffisamment représentés ou au contraire trop absents ? Depuis le César d’Omar Sy en 2012 et plus encore depuis le polémique #OscarSoWhite de l’année passée, les journalistes français semblent s’intéresser de plus en plus à la question de la représentation des minorités au cinéma – et c’est tant mieux !

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Le FN au cinéma : de Féroce à Chez nous

Meeting du Front National, Paris 2012 (photo Blandine Le Cain) [CC 2.0]

Meeting du Front National, Paris 2012 (photo Blandine Le Cain) [CC 2.0]

Alors que pendant longtemps le cinéma français prit bien garde de ne pas mélanger fiction et réalité politique, depuis le début de ce siècle plusieurs films se sont inspirés de l’actualité de vraies personnalités politiques hexagonales.

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De Naissance d’une Nation à Birth of a Nation : 100 ans d’esclavage à Hollywood

Photo publicitaire pour Autant en emporte le vent (MGM, 1939) [domaine public]

Photo publicitaire pour Autant en emporte le vent (MGM, 1939) [domaine public]

S’il est une période historique que le cinéma américain de ces dernières années a mis à l’honneur c’est bien celle de l’esclavage, avec des films comme Lincoln (2012), Django Unchained (2012), 12 Years a Slave (2013), Free State of Jones (2016) et bien sûr Birth of a Nation (2016), sans compter les séries Book of Negroes (2015), Underground (2016) et Roots (2016). L’occasion était donc trop belle, avec la sortie prochaine du Birth of a Nation de Nate Parker en France, de revenir sur un siècle d’images de l’esclavage à Hollywood.

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« Le Crime des anges », les quartiers nord de Marseille filmés de l’intérieur

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Elle est Marseillaise, a grandi dans les quartiers nord de la ville et réalise son premier long-métrage Le Crime des anges en mode guérilla. Rencontre avec Bania Medjbar.

1/Peux-tu nous parler de ton nouveau projet ?

Le Crime des anges est une comédie dramatique qui glisse subrepticement vers un film plus sombre. Il pose la question de la difficulté de vivre pour les jeunes des cités. C’est mon premier long métrage.

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