Des web-séries « afro » made in France : entretien avec Abdou X

familyDepuis janvier 2015, Nova Angola Productions créées par le rappeur Abdou X, vingt-huit ans, ambitionne de créer, à l’image de ce qui existe déjà aux Etats-Unis, des web-séries afro dans le but « de faire vivre l’expérience noire du quotidien, à travers des programmes qui mettent en avant une jeunesse afro moderne, branchée et sexy ». C’est peu de dire que l’idée paraît intéressante vu le déficit d’images des Noirs dans les médias français. Ni une ni deux je me connecte donc sur Youtube et visionne dans leur intégralité les deux premières séries diffusées entre janvier et juin 2015 : Ramata : les tribulations sentimentales d’une femme noire (6 épisodes d’une dizaine de minutes) et Family Affair (8 épisodes d’une durée totale d’environ deux heures). Verdict : C’est frais, c’est efficace et ça réussit à faire la jonction entre le divertissement grand public et le commentaire social pertinent, un peu à la manière de Plus belle la vie mais revisité façon Spike Lee. Un projet fort et original en somme qui mérite amplement d’être diffusé le plus largement possible.

10898168_613995092064974_7739018622504207642_nCe qui saute aux yeux au premier abord c’est l’honnêteté du projet et l’enthousiasme évident qui anime ceux qui le portent. On sort de chaque épisode avec un sentiment d’énergie positive et on est surpris par l’audace et les bonnes idées de l’auteur. Par exemple au niveau des choix filmiques avec ces plans-séquences qui laissent une grande liberté d’improvisation et de spontanéité aux acteurs, mais aussi avec tous les effets qui dynamisent le récit comme les faux-raccords et les jump-cut, les incrustations de textos à l’image, les contre-plongées, les accélérés et les ralentis… autant de choses qui confèrent aux épisodes du rythme et de la fraîcheur. Dans Family Affair la mise en scène intègre carrément le processus filmique à l’histoire en fonctionnant comme un film-dans-le-film où chaque personnage se passe la caméra et tourne à tour de rôle (avec donc des vues subjectives et des regards-caméras).

Alors bien sûr, on sent que les moyens financiers et techniques sont limités et que la réalisation peut parfois en pâtir mais, comme l’a montré l’histoire du cinéma à de maintes reprises, c’est de là que sortent les projets les plus novateurs et les plus intéressants. D’ailleurs la démarche qui préside ici n’est pas sans évoquer celle de la Nouvelle Vague par ses audaces et sa fraicheur. Il suffit de remplacer le mot « jeunes » d’alors par « Noirs » et on retrouve les mêmes enjeux sociétaux, la même nécessité d’exister et la même urgence de filmer des œuvres « par des Noirs, avec des Noirs et pour des Noirs ». Et c’est précisément ce que permet le numérique, Internet et la web-série tout comme la Nouvelle Vague bénéficia en son temps des avancées techniques des caméras et magnétophones portatifs.

Promo pour la web série RAMATA avec des sympathisantes croisées dans la rue. Makeda Honoré (comédienne et partenaire de production)

Promo pour la web série RAMATA avec des sympathisantes croisées dans la rue. Makeda Honoré (au centre, comédienne et partenaire de production)

Alors de quoi s’agit-il au juste ? Dès le générique de Ramata le ton est donné : une musique de sitcom sur des gros plans au ralenti en fondus enchaînés qui font légèrement penser à de la telenovela. Mais pour le spectateur concerné très vite des détails sautent aux yeux : des portraits – discrètement placés dans le décor – de Sankara, Malcolm X, Lumumba, MLK ou Angela Davis. Tout est là, divertir avec des histoires de marivaudage mais aussi interroger l’identité et le vécu des Noirs de France dans une démarche qui se veut résolument politique. On y évoque ainsi essentiellement les relations hommes-femmes (drague, infidélité, parentalité…) avec le souci permanent de montrer sans fard et sans tabou une réalité actuelle loin des clichés habituels. Et quand on voit le plaisir communicatif que prennent les comédiens à jouer leurs rôles « de tous les jours » on réalise combien le cinéma français est loin du compte. Rien à voir ici avec les caricatures d’Intouchables et de Bandes de filles !

A la fin de Family Affair on assiste d’ailleurs à un débat sur le-film-dans-le-film au moment où les personnages visionnent les images qu’ils ont eux-mêmes tournées. A ce moment celui qui interprète un réalisateur (Abdou X qui réalise la série) confie au sujet de son projet de web-série afro « ça pourrait de manière originale combattre les clichés », ce à quoi un autre personnage (interprété par la productrice associée Makeda Honoré) répond « tu veux sortir des clichés, on est d’accord ? Sauf que là, ce qu’on a vu, c’est juste LES clichés ! ». Une discussion autour d’un projet de série dans laquelle ils joueraient anime alors les personnages-acteurs. L’une qui lance « moi je trouve que le concept est bien, après les clichés ça vient de quelque part. Maintenant c’est à nous de pas calculer les gens et de faire les choses par nous-mêmes et pour nous-mêmes et de voir si ça nous aide ou si ça nous enfonce ». Puis un autre qui renchérit « et si, au lieu qu’on fasse la série c’est la série qui nous faisait ? On combat les stéréotypes à travers la série, ça veut dire que nous-mêmes on s’améliore grâce à a série ». Voilà tout est dit ! C’est inventif, nouveau et ô combien pertinent ! Laissons maintenant la parole au créateur et réalisateur de Nova Angola Productions, Abdou X.

Tournage web-série FAMILY AFFAIR - Visionnage des rushes De gauche à droite : Rashel Yenge (comédienne), Abdou X (réalisateur), N'nabintou Touré (chargée du développement de Nova Angola Productions)

Tournage web-série FAMILY AFFAIR – Visionnage des rushes. De gauche à droite : Rashel Yenge (comédienne), Abdou X (réalisateur), N’nabintou Touré (chargée du développement de Nova Angola Productions)

DIX QUESTIONS A ABDOU X

Présentez-vous. Votre parcours ?

Bonjour je suis donc Abdourrahman Barboza, alias Abdou X, afro-descendant d’origine brésilienne, vivant en France depuis mon plus jeune âge. Résumer mon parcours en quelques lignes est une tâche ardue, mais je dirais que ce que je suis aujourd’hui résume assez bien mon parcours : un jeune noir, métisse, ancien rappeur, converti à l’Islam. Adopté, j’ai grandi avec des Blancs et la scission s’est faite durant mon adolescence lorsque je me suis tourné davantage vers ma négritude et vers la communauté noire. Plus jeune j’ai longtemps vécu rempli de haine vis à vis des Occidentaux au fur et à mesure que j’apprenais l’histoire des Noirs. L’Islam m’a apporté la paix intérieure et m’a appris à distinguer les gens par leurs actes et non leur appartenance ethnique. En parallèle, le rap m’a servi aussi d’exutoire pendant de longues années, mais lassé par la représentation négative de cet art et par son cloisonnement artistique, j’ai décidé de me tourner vers la réalisation de web-séries pour exprimer ma créativité.

D’où vient le projet de ces web-séries afro ? De quel constat ? Et quelles en sont les sources d’inspiration ?

Je suis tombé un jour sur la chaîne YouTube afro-américaine BLACK&SEXY.TV fondée par Dennis Dortch et Numa Perrier. Ils font partie de la nouvelle génération de réalisateurs noirs tels que Jeanine Daniels, Issa Rae ou Cecile Emeke. Le côté novateur de leurs productions vient de leur manière de réaliser – quasi documentaire – et du fait qu’ils mettent en avant les Noirs de la manière la plus authentique possible, sans strass ni paillettes, dans leur quotidien. J’ai clairement été marqué lors de mes premiers visionnages, et joint au constat qu’en France il n’y a aucune production de ce type-là, j’ai décidé d’importer le concept et de me l’approprier avec l’équipe de Nova Angola Productions. Nous pensons qu’il est grand temps de façonner nous même nos propres productions, avec un casting entièrement Noir et des scénarios qui s’inspirent tout simplement de nos vies. Nous avons estimé qu’essayer d’intégrer le cinéma français était une tentative vaine qui ne nous permettrait pas de nous affirmer tels que nous sommes. Par conséquent nous avons décidé de produire nos propres web-séries de manière complètement autonome et indépendante.

Quelle est ton point de vue sur la représentation des Noirs dans le cinéma et les médias français ?

La représentation des Noirs dans le cinéma et les médias en France et encadrée par les quotas ethniques et elle est ainsi très limitée. Le fait est qu’en France il règne un deux-poids-deux-mesures en matière d’acceptation de la représentation des Noirs. D’un côté l’on cautionne depuis longtemps la diffusion de productions afro-américaines avec un casting majoritairement Noir avec des séries comme Le Cosby Show, Le Prince de Bel Air, Ma Famille d’Abord et bientôt la série Empire, et de l’autre il n’y aucun équivalent français. Ici dès que le Noir s’engage dans des projets communautaires il est très vite accusé de racisme, alors que d’autres communautés le font sans que personne ne dise rien… Mais cela traduit vraiment le « problème Noir » en France et cette hypocrisie bien franco-française qui selon moi trouve son origine à l’époque de l’esclavage. On dénote déjà le contraste entre les esclavagistes blancs américains et les esclavagistes français : d’un côté les premiers ont fait preuve d’une grande barbarie envers les Noirs, ils leur ont imposé la ségrégation, il y a eu – et il y a encore – des tas de meurtres racistes ; et de l’autre côté les seconds ont toujours été dans une interaction beaucoup plus hypocrite, basée sur le non-dit, beaucoup plus vicieuse, avec pour but ultime l’assimilation et l’intégration. Pour résumer tout ça, il est par exemple plus facile pour la plupart des Blancs en France d’utiliser le terme « Black » que le terme « Noir »… Comme si l’anglicisme faisait appel à quelque chose de lointain et par conséquent dédouanait celui qui le prononce de tout racisme. Cette façon de prendre les choses avec des pincettes, qui elles mêmes sont tenues avec des gants de soie, m’exaspère au plus haut point. Appelons un chat un chat !

Tournage web-série NAPPY LIFE de gauche à droite : Adams Soulaimana (comédien), Emilie Libos (créatrice de la série et comédienne), Jenny Mutela (comédienne), N'nabintou Touré (chargée du développement de Nova Angola Productions)

Tournage web-série NAPPY LIFE : de gauche à droite : Adams Soulaimana (comédien), Emilie Libos (créatrice de la série et comédienne), Jenny Mutela (comédienne), N’nabintou Touré (chargée du développement de Nova Angola Productions)

Les deux premières séries Ramata et Family Affair tournent beaucoup autour de la thématique de la séduction et du sexe. Est-ce en réponse au fait que le cinéma français aborde peu et/ou maladroitement ces questions pour ce qui concerne la communauté noire ?

Il ne les aborde pas du tout ! Le couple noir est inexistant dans le cinéma français ! D’où l’importance de le mettre en avant. Car cette absence a engendré un imaginaire stéréotypé vis-à-vis des relations sentimentales entre Noirs. Il y a certes un rapport au corps et à la sexualité qui est différent entre les Blancs et les Noirs, mais cela veut-il dire que les Noirs ne s’embrassent pas ? Qu’ils n’ont pas de relations sexuelles ? Pourquoi les aventures sentimentales et sexuelles des personnages Noirs dans le cinéma français ont-elles toujours lieu dans des relations mixtes, avec un protagoniste non-Noir ? Ce sont de vraies questions ! Les Noirs ne sont pas des extra-terrestres et ils ont une vie sexuelle comme tout le monde. Les bribes de l’imaginaire colonial qui subsistent encore aujourd’hui doivent disparaître, et pour ce faire je pense que le fait de montrer les Noirs tels qu’ils sont, dans leur quotidien est une des meilleures façons de combattre les stéréotypes. Cela soulève aussi une autre question lorsque nous regardons les relations sentimentales des Noirs dans le cinéma français : le Noir doit donc forcément se métisser pour être accepté ? Si tous les films ou séries ici montrent le Noir en couple mixte, n’est-ce pas cela que vont penser nos petits frères et nos petites sœurs ? Le pouvoir des images est fort et cela ne fait qu’accentuer des problématiques qui existent depuis des siècles : la désunion du couple noir, la négligence de la femme Noire, le fantasme de la femme Blanche, le mythe de l’étalon Noir…

Comment et où trouves-tu les idées des scénarios ? Les écris-tu seul ? Les acteurs participent-ils au processus ?

Je m’inspire principalement de ce que je connais pour écrire les scénarios. J’essaie de m’inspirer d’expériences vécues pour retranscrire au maximum la réalité. Je suis du genre observateur et rien ne m’échappe, car l’authenticité se retranscrit souvent dans les petits détails. Concernant mon implication dans le processus créatif, je peux être seul comme entouré, tout dépend du type de projet. Sur Ramata j’ai essentiellement travaillé seul sur le scénario, tout comme sur Family Affair. Mais notre prochaine série Nappy Life marquera un changement à ce niveau, car cette série est née d’une idée originale des Filles de Kemeta (Cathy Domeni et Emilie Libos). J’envisage de travailler davantage ainsi à l’avenir, m’inspirer des idées pertinentes de nos collaborateurs, tout en restant toutefois le décisionnaire final en terme d’écriture. Cela nous permettra d’enrichir la line-up de notre chaîne avec des séries aux concepts bien distincts à chaque fois.

Où trouvez-vous vos acteurs ? Que pensent-t-ils de votre démarche ?

Nous utilisons les outils de notre époque : les réseaux sociaux. Même si je ne suis pas un grand fan des interactions virtuelles, nous nous devons d’être à la page surtout si nous voulons rester à l’avant-garde de la production Noire en France. Ainsi nous diffusons nos annonces sur nos pages et sur les réseaux de nos sympathisants (NOFI, Eva’s Headwraps, Aime-toi beauté Noire) pour dénicher les futurs talents afro de demain ! En ce qui concerne notre démarche, il faut savoir que nous sommes des gens de terrain, toute notre expérience s’est faite sur le tas. Nous n’avons pas de honte à être passé ou à passer encore par des échecs car nous savons pertinemment que c’est le chemin qui nous mènera à la réussite. Qui plus est, nous avons cette qualité de nous remettre à chaque fois en question, ce qui a pour effet de nous faire avancer à grande allure. Ainsi concernant les comédiens, beaucoup n’ont pas compris notre démarche au début. Car le lancement officiel de notre chaîne YouTube a beau avoir eu lieu en janvier 2015, nous avons passé toute l’année 2014 à nous faire la main et connaître un enchaînement fulgurant de projets avortés… Loin de nous abattre, cela n’a fait que renforcer notre détermination et nous a permis de fédérer des équipes de comédiens sur Paris pour tourner nos deux premières séries, Ramata et Family Affair. Des deux projets, je pense que le plus compliqué à faire comprendre aux comédiens fut Family Affair, car il est le plus novateur, et comme le vin, le temps lui donnera de la valeur à n’en point douter.

Tournage web-série FAMILY AFFAIR - Visionnage des rushes avec les comédiens De gauche à droite : Jeremia Dodo, Fatouma Koma, Abdou X, Izzel Mvemba

Tournage web-série FAMILY AFFAIR – Visionnage des rushes avec les comédiens. De gauche à droite : Jeremia Dodo, Fatouma Koma, Abdou X, Izzel Mvemba

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans la fabrication et la diffusion de vos web-séries ? Recevez-vous du soutien du public et des institutions ?

Ne nous leurrons pas, le nerf de la guerre c’est l’argent. Nous sommes une véritable entreprise et notre but sur du long terme est de vivre de nos productions. Mais pour cela il faut du temps. Je ne peux pas trop exprimer en détail notre vision sur du long terme, non pas qu’elle soit floue, mais elle est très en avance sur son temps et nous espérons garder l’exclusivité du concept le plus longtemps possible, car nous croyons profondément en sa réussite. Toutefois, les budgets serrés et le système D apportent énormément de positif et j’éprouve énormément de plaisir à expérimenter de cette manière : cela nous apprend la rigueur, la détermination – car il faut du courage pour faire le travail de dix personnes ! C’est une des meilleures écoles tout simplement, l’école des professionnels de la débrouille. En tant que travailleur social de formation, je mise beaucoup sur les expériences humaines au sein de Nova Angola Productions, et nos ambiances de tournage sont ainsi très familiales et agréables ! J’insiste beaucoup là-dessus, car certains pensent que « manque de moyens » rime avec médiocrité et manque de professionnalisme, or ce n’est pas le cas. Si nous ne pouvons pas toujours payer nos comédiens nous veillons ainsi toujours à ce qu’ils soient bien nourris ! C’est une dimension humaine très importante, et cette envie et cette jovialité de l’équipe nous aide au final à surmonter les difficultés avec le sourire ! Concernant le soutien que l’on pourrait avoir, déjà avoir le soutien des nôtres est une priorité et une grande récompense à chaque fois car c’est en premier pour eux que nous faisons cela, même si évidemment nos productions s’adressent à tous dans la finalité. Nous ne cherchons pas à avoir le soutien des institutions. Nous préférons être remarqués par la qualité de nos productions plutôt que par notre faculté à quémander un regard de la part d’officiels qui ne se préoccupent pas vraiment de la question Noire à l’écran. Je préfère les échanges sincères et vrais, quelque soit le profil de mon interlocuteur.

Pourquoi ce choix de ne mettre en scène que des comédiens noirs ou métisses et jamais de Blancs ? Ne craignez-vous pas qu’on vous taxe de « communautaristes » ?

Pour moi le fait d’être taxé de communautariste n’a rien de péjoratif, car c’est une réalité : nous faisons des séries communautaires. Puis, à titre d’exemple, il ne me semble pas avoir vu beaucoup de Sénégalais ou de Burkinabés dans la série Friends ou dans Le Seigneur des Anneaux… Chaque année il y a des tas de films qui sortent avec un casting entièrement Blanc, aucun d’entre eux ne fait polémique à cause de cela. Par conséquent je pense que nos productions au casting entièrement Noir ne représentent qu’une goutte d’eau dans cet océan de productions communautaires blanches.

Comment tournez-vous ? Matériel ? Budget ? Lieux ? Durée ?

Nous avons tourné Ramata et Family Affair sur plusieurs week-ends. Mais dorénavant, vu le format court de nos séries, nous allons tourner chacune des saisons de nos séries sur une seule période, autant que faire se peut, afin de faciliter autant l’équipe technique que les comédiens. En ce qui concerne notre matériel nous tournons avec deux boitiers reflex Canon auxquels se rattache une perche micro Rode. Du matériel professionnel d’entrée de gamme – en attendant mieux – qui nous permet toutefois d’obtenir un résultat plus que satisfaisant et très propre. Nos projets sont tous autofinancés par les membres de Nova Angola Productions et sont tournés essentiellement en région parisienne. Néanmoins, suite à réorganisation récente, tous nos projets futurs se tourneront à Marseille. Nous avons quand même ici une lumière naturelle magnifique que nos amis Parisiens n’ont pas la chance de connaître…

Quelles sont vos ambitions avec Nova Angola Productions ? Comment voyez-vous la suite en ce qui concerne les web-séries ? Un projet de long-métrage est-il en préparation ?

Notre ambition est simple : faire vivre l’expérience Noire du quotidien. Nous montrer sous notre jour le plus simple, dans le quotidien de nos vies. Nous voulons impacter les consciences en restant les pionniers dans notre domaine. Ayant pu recueillir l’avis de membres des grands studios de productions français, il semble évident que la web-série est un format prometteur sur lequel il faut miser. La web-série va former – et forme déjà – les réalisateurs Noirs de la nouvelle génération qui deviendront les références du cinéma de demain. Ce qui sous-entend que malgré son côté pertinent, la web série reste malgré tout un tremplin, qui espérons-le, nous permettra de tourner nos propres films Noirs indépendants, ce qui serait quand même l’aboutissement d’un rêve !

Propos recueillis par Régis Dubois le 27 juin 2015

Pour aller plus loin :

> Le site de Nova Angola Productions

>> La chaîne Youtube

>>> La page Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *