Tarzan à Hollywood : variations autour d’un mythe

Depuis 1918, Hollywood a produit pas moins de 50 films s’inspirant du personnage créé par E. R. Burroughs. Mais il ne s’agit-là que de la partie immergée de la filmographie tarzanienne tant les produits de contrebande demeurent nombreux en la matière, des bollywood au spaghettis en passant par le X et la série Z, sans même parler des tarzanides (Georges de la jungle entre autres). C’est dire si les films de Tarzan constituent un genre à part entière. Mais si les avatars s’avèrent nombreux, rares sont ceux qui rendent véritablement justice à l’œuvre de Burroughs. Et même en ne considérant que la filmographie officielle anglo-saxonne, force est de constater que le mythe de Tarzan a subi bien des vicissitudes du papier vers l’écran. A telle enseigne que Burroughs lui-même, pourtant passionné par le septième art, fut toujours très critique vis-à-vis de ces œuvres. Quant à Francis Lacassin, notre tarzanologue national, son verdict reste sans appel : « Par quelles complicités, la sottise, le mauvais goût, l’ignorance, la cupidité et le scoutisme ont-ils réussi à châtrer, falsifier et pervertir l’un des mythes modernes les plus fascinants. L’exaspération des censures, l’esprit de lucre, l’indigence des réalisateurs et la débilité mentale des scénaristes ont été les atouts majeurs de cette remarquable entreprise de falsification »(1). Petite visite donc à travers une filmographie riche, inégale et souvent douteuse, mais toujours susceptible de nous renseigner sur les phobies et fantasmes de ce 20ème siècle tourmenté.

« Le romancier populaire à succès se voit réduit à un rôle d’intermédiaire. Il est un médium inspiré, une courroie de transmission entre les aspirations diffuses du public et la page blanche »(2). Cette citation de Lacassin, grand connaisseur s’il en est en matière de littérature populaire, est tout à fait appropriée pour aborder Tarzan au cinéma. Car comme le roman populaire, le cinéma hollywoodien a toujours eu pour vocation première de plaire au plus grand nombre et donc de s’adapter et de s’imprégner de l’air du temps. Aussi ne s’étonnera-t-on qu’à moitié de voir Tarzan lutter contre des nazis (sic !) parachutés on ne sait comment en pleine jungle africaine en 1943 dans Le Triomphe de Tarzan. De même que le seigneur de la jungle adoptera tout au long de sa carrière et selon les époques – pour notre plus grand amusement – la mode et les mœurs de son temps. Ce qui justifiera, comme nous le verrons, toutes les falsifications et réappropriations du mythe. Faire l’histoire des films de Tarzan c’est ainsi un peu écrire une histoire sociale du cinéma, une odyssée qui débute en 1918 et qui se poursuit encore de nos jours. Une histoire sans fin en somme.

 

Tarzan, le muet et les serials

Le personnage de Tarzan apparait pour la première fois au cinéma en 1918 dans Tarzan chez les singes, soit tout juste six ans après la première parution du roman. Hollywood en est encore à ses balbutiements mais ce qui fera son succès est déjà en place, notamment la codification des genres et le star-system. C’est donc tout naturellement que l’homme-singe trouvera très tôt sa place dans le panthéon des héros populaires de films d’aventure, entre Zorro (Le Signe de Zorro, 1920) et Robin des Bois (Robin des Bois, 1922). Côté casting, la National Film Corporation of America opte pour un habitué des films de Griffith, un nommé Elmo Lincoln, athlète entre deux âges au physique de lutteur de foire sur le retour et aux traits disgracieux. Pour l’occasion, le réalisateur l’affuble d’une perruque broussailleuse et d’un pagne digne d’un homme de Cromagnon. Mais la réalisation est efficace, bien qu’encore sommaire, et l’esprit se veut fidèle à l’œuvre originale. La narration débute en effet en Angleterre où nous suivons les époux Greystoke jusqu’en Afrique, puis toute la première moitié du film évoque de façon convaincante l’enfance de Tarzan qui évolue nu parmi les singes. Enfin, le film est tourné pour l’essentiel en décors naturels en Louisiane, ce qui ajoute à la crédibilité de l’ensemble – et qui fera défaut aux productions hollywoodiennes des années trente et quarante tournées dans des forêts de carton-pâte. Parce qu’en 70 minutes elle ne pouvait raisonnablement pas adapter le roman original dans son intégralité, la production commanda donc une suite avec le même acteur, intitulé Le Roman de Tarzan (1919), inaugurant ainsi le principe du serial. Construits sur une logique de série, autrement dit sur le modèle du feuilleton télévisé à venir, de nombreux autres films à épisodes suivront : Le Fils de Tarzan (1920) avec Perce D. Tabler dans le rôle titre, Les Dernières aventures de Tarzan (1921) avec de nouveau Elmo Lincoln, ou encore Tarzan le tigre (1929) avec Franck Merrill. Soit au total six serials d’une quinzaine d’épisodes tournés entre 1920 et 1935 et tous inspirés des romans de Burroughs. Parmi les nombreux interprètes qui se succéderont pour le rôle, on retiendra surtout Buster Crabbe (Tarzan l’intrépide, 1933), apollon musclé plus connu pour ses rôles de Flash Gordon, et Herman Brix (Les Nouvelles aventures de Tarzan, 1935) lui aussi champion olympique.

 

Elmo Lincoln (1918)

 

Ainsi la formule est-elle suffisamment rodée au moment où s’impose le parlant pour qu’un grand studio, en l’occurrence la MGM, décide de financer un long-métrage de prestige s’inspirant de l’œuvre de Burroughs. Il faut dire que l’époque s’y prête tout particulièrement. L’Amérique peine à se relever de la crise, le pays compte un tiers de chômeurs et le doute s’installe : et si le progrès, les machines et le capitalisme n’étaient finalement pas la panacée ? C’est sur ce terrain que fleurira le mythe de Tarzan, image incarnée du paradis retrouvé, mêlant exotisme et érotisme, évasion et romantisme, et permettant du même coup de redonner à l’homme blanc la place centrale et rassurante qui lui revient : celle de gendarme du monde.

 

Tarzan trouve un visage et une voix

Pour beaucoup d’entre nous Tarzan c’est Johnny Weissmuller et son fameux cri (qui n’est pas sans rappeler les yodels des lointains alpages). Il faut dire que le champion de natation d’origine austro-hongroise détient toujours le recors des interprétations de Tarzan au cinéma, incarnant à douze reprises l’homme-singe entre 1932 et 1948. Immortalisé sous les traits de ce robuste athlète au profil sino-germanique, Tarzan devient ainsi pour de nombreuses années l’incarnation du Seigneur de la jungle volant au secours de la veuve et de l’orphelin et sermonnant les braconniers cupides et autres chefs de tributs barbares. La formule est en effet pour le moins redondante et sera exploitée jusqu’à épuisement. Pour exemple, les sept premiers films produits par la MGM fonctionnent, au détail près, sur le même schéma narratif : des Blancs cupides montent une expédition au cœur de l’Afrique motivés par l’appât du gain (pour ramener de l’ivoire, de l’or, Boy et même Tarzan). Attaqués par des sauvages, ils doivent leur salut au seigneur de la jungle garant de l’ordre et de la paix civile. Celui-ci refuse pourtant de les aider dans leur entreprise. Les explorateurs trouvent donc un moyen pour l’éliminer ou pour le contraindre, en enlevant Jane ou Boy. N’en faisant qu’à leur tête, ils pénètrent un lieu interdit et sont capturés par une tribu hostile qui, lors d’une cérémonie cruelle, les punit. Enfin, aidé des animaux de la jungle (des éléphants le plus souvent), Tarzan arrive juste à temps pour sauver Jane.

 

 

Au premier abord, le message se veut écologiste et, en dernière instance, anticapitaliste, pourtant ce qui fit assurément le succès de la série c’est surtout sa capacité à transporter les spectateurs vers un ailleurs plus radieux, mélange de primitivisme, de sensualité et d’héroïsme. Mais s’il donna véritablement corps au mythe de Tarzan, Weissmuller en fut aussi en quelque sorte son fossoyeur et Lacassin, parmi d’autres, ne mâchera pas ses mots pour fustiger cette vaste opération de récupération du mythe qui fit d’un héros chevaleresque à l’intelligence supérieure une sorte de boy-scout naturiste peu ou prou attardé mental. Selon lui en effet « l’arrivée du parlant a servi de prétexte aux scénaristes pour désormais ignorer les romans de Burroughs et piétiner allègrement la légende que l’œuvre muette avait patiemment ciselée »(3). Mais quels furent précisément ces écarts si condamnables ?

 

Tarzan et le rêve américain

Concrètement, Tarzan tel qu’il fut « inventé » par la MGM et incarné par Weissmuller n’a plus grand-chose à voir, avouons-le, avec le héros de papier. Tarzan, l’homme singe (W. Van Dyke, 1932) nous présente un Tarzan déjà adulte. Autrement dit, rien ne nous est expliqué du passé du personnage : ses origines aristocratiques, son arrivée en Afrique, la mort de ses parents, son enfance parmi les singes, son éducation par Paul d’Arnot, la conquête du pouvoir grâce à son couteau, son amour contrarié pour Jane, ses allers-retours en Europe et en Amérique, etc. Autrement dit, tout ce qui faisait l’attrait du roman a purement et simplement disparu. Mais au-delà, ce que les films trahissent véritablement c’est l’esprit même de l’univers de Burroughs qui repose sur une atmosphère aux accents fantastiques et sur la création de tout un vocabulaire inventif : pour exemple, dans les livres le lion se nomme Numa, le singe N’kima (et non Cheeta qui est la panthère) et « Boy » s’appelle en fait Korak. Et que dire du personnage principal ? Sur le papier Tarzan possède une intelligence rare, il a appris très jeune à lire et est au fait de la civilisation moderne. A Hollywood, Tarzan-Weissmuller devient un être immature et presque demeuré, materné par une Jane transformée en maitresse d’école. Tout au long de la série MGM, Jane adopte en effet avec Tarzan l’attitude du professeur face à l’élève et, symboliquement, celle de la mère face à l’enfant. Elle l’éduque, tempère ses ardeurs, fait le lien entre Tarzan et le monde extérieur, celui des « adultes ». Cette attitude infantilisante de Jane renvoie immanquablement le héros à un statut d’être immature et de grand enfant, ce qui explique sans doute que le seigneur de la jungle n’arrivera jamais à parler correctement anglais, maugréant des « oun-gawa » à tout bout de champ – une hérésie au regard du personnage inventé par Burroughs.

 

Johnny Weissmuller et Maureen O'Sullivan

 

Plus symptomatique encore de cette falsification hollywoodienne est la nécessité pour les scénaristes d’embourgeoiser toujours plus leur personnage et ce, sans nul doute, pour en faire un digne promoteur de l’american way of life. Ainsi Tarzan sera-t-il, dès 1934, affublé d’une compagne régulière et bientôt d’un foyer et d’une descendance. Or, cette évolution du héros au cinéma, du nomadisme vers la sédentarisation, n’est pas sans impliquer une sérieuse modification du mythe de Tarzan tel qu’il a pu être construit dans les romans et les bandes dessinées. Pour épouser l’idéologie de la classe moyenne américaine, le seigneur de la jungle a dû en effet littéralement s’embourgeoiser suscitant ce faisant les sarcasmes d’Umberto Eco qui relève : « [La vie de Tarzan] est réglée par une femme fixe, un fils idiot et une guenon factotum, sa maison, même si elle est perchée au sommet d’un arbre, s’enrichit d’un confort et de gadgets multiples » avant de conclure : « prototype du rousseauiste consommateur (…) Tarzan n’est plus qu’un exemple de choix de vacances »(4). Et pour cause, entre le premier film de 1932 et ceux du tournant des années 40, la vie de Tarzan a connu de sérieuses évolutions. Qu’on en juge : en plus d’endosser le rôle d’un papa gâteau limite bedonnant, il habite une sorte de palais colonial en bambou perché dans les arbres, décoré d’une discrète mais efficace touche féminine (avec taies d’oreillers en peaux de zèbres et tapis muraux léopards) et équipé – attention ! – d’un ascenseur (actionné par un éléphant), d’un ventilateur (actionné par un chimpanzé) et de tout le confort dont peut rêver la bonne ménagère américaine. Bien sûr, on ne peut s’empêcher de sourire à cette fantaisie diégétique évoquant tout à la fois Robinson Crusoë et la famille Pierrafeu, mais au-delà il s’agit bien d’un impérialisme culturel sous-jacent qui impose par l’imaginaire un certain type de vie à la fois consumériste et puritain.

 

Tarzan émasculé

Tarzan puritain ? Sans aucun doute. Là encore on observe une nette déformation de film en film. Passons sur le fait que l’homme-singe soit épilé et rasé de près et toujours d’une propreté impeccable et observons plus en détails le personnage de Jane : dans les deux premiers opus, datant de 1932 et 1934, celle-ci est vêtue sobrement d’un pagne deux pièces particulièrement seyant et échancré, et affiche une parfaite santé et une sensualité troublante qui ne laisse d’ailleurs pas indifférents Tarzan et ses hôtes de passage dans la jungle. Tarzan et sa compagne (C. Gibbons, 1934) se permet d’ailleurs quelques indiscrétions, osées pour l’époque mais parfaitement calculées, destinées à maintenir tout au long du récit un érotisme tout empreint d’hédonisme. Qu’on songe à cette scène de déshabillage en ombre chinoise à laquelle assistent deux explorateurs ou, mieux, à cette autre filmée sous l’eau dans laquelle Jane, totalement nue (mais doublée par une nageuse), se baigne avec Tarzan, offrant au spectateur un ballet aquatique des plus érotiques. Cette scène culte sera d’ailleurs coupée et interdite durant de longues années. Et pour cause, en 1934 est instauré le code Hays qui régira dorénavant toute la production hollywoodienne et dont le but avoué sera de répondre à la demande des ligues de vertu parties en guerre contre l’immoralité supposée des productions de la Babylone hollywoodienne. Comment par exemple accepter que Tarzan et Jane batifolent à moitié nus alors même qu’ils ne sont pas mariés ! Le retour en force du puritanisme à la suite des « roaring twenties » explique ainsi le virage bêtifiant pris par la série au cours des années 30 et 40. Dorénavant Jane devra troquer son maillot deux pièces pour une version une pièce beaucoup plus chaste et, les choses allant en s’aggravant, quand en 1959 un remake de Tarzan l’homme singe sera réalisé, la même scène de Jane se baignant se fera en pantalons et chemisier ! Ainsi, tout ce qui faisait le charme sensuel des premiers épisodes va très vite disparaître pour laisser place à une mièvrerie sans borne : Dans Tarzan trouve un fils (R. Thorpe, 1939), notre héros fonde une famille, mais non pas en procréant – cela supposerait qu’il ait eu une relation sexuelle avec Jane – mais en recueillant un nouveau-né littéralement tombé du ciel (rescapé d’un accident d’avion). Plus révélateur encore, au détour d’un dialogue du Trésor secret de Tarzan (R. Thorpe, 1941), on découvre même une Jane dévote qui lance à son fils : « tu vas tout de suite aller te coucher après avoir dit tes prières ». Bref, on est bien loin du magnifique Tarzan-Greystoke du roman, cet « étrange sauvage qu’un lointain inconscient collectif envoya à Edgar Rice Burroughs dans l’obscurité d’une nuit d’insomnie »(5)…

 

Tarzan, The Ape Man (1959)

 

Tarzan en technicolor

Durant les trente glorieuses, Tarzan connaitra pourtant une seconde jeunesse avec pas moins de 21 films réalisés – la plupart de série B – entre 1946 et 1970. La fin du règne de Weissmuller verra ainsi se succéder toute une flopée de piètres interprètes bodybuildés en mal de reconnaissance qui ne laisseront guère de souvenirs, si ce n’est peut-être Lex Baker (5 films entre 1949 et 1953) et Gordon Scott (5 films entre 1955 et 1959). Cette nouvelle ère marque aussi les débuts des Tarzan en couleur avec Tarzan et le safari perdu (1956) tourné pour la première fois en décors naturels (au Kenya et au Congo Belge) – sans doute l’influence des nouvelles technologies qui permettront bientôt la naissance des Nouvelles vagues. Afin de renouveler sensiblement les scénarii, les producteurs choisissent aussi de faire voyager leur héros de l’Inde (Tarzan aux Indes, 1962) au Brésil (Tarzan et le jaguar maudit, 1967) en passant par la Thaïlande (Les Trois défis de Tarzan, 1963) et tentent d’inclure, de-ci de-là, une dimension fantastique (Tarzan et la fontaine magique, 1949) qui faisait défaut aux productions MGM. Mais pour le reste, le seigneur de la jungle demeure le super-gendarme blanc impérialiste, émanation douteuse de l’inconscient raciste euro-américain, éternellement sourd aux revendications des peuples colonisés alors en pleine lutte de libération.

 

Greystoke ou le retour aux sources

Durant les années soixante-dix, Tarzan disparaît totalement des écrans de cinéma. Sans doute le fantasme du seigneur de la jungle n’a-t-il plus lieu d’être tant il est rattrapé par la réalité sociale des USA. Les hippies ne sont-ils pas en effet les petits-enfants de Tarzan, eux qui prônent un retour aux sens et à la nature. Qui plus est, l’esprit contestataire de l’ère post-soixante-huitarde colle plutôt mal avec l’image du super-gendarme-blanc-impérialiste. Il faudra ainsi attendre onze ans et le début des années quatre-vingt pour de nouveau voir ressurgir, pour le meilleur et surtout pour le pire, tout le folklore tarzanesque : la jungle idyllique, les animaux amicaux, les cruels sauvages africains et… l’homme-singe. Pour le coup, Tarzan, l’homme singe (J. Derek, 1981) n’a plus que de très lointains échos avec l’œuvre de Burroughs. Et d’ailleurs le personnage n’est plus ici qu’un argument commercial – et érotique – destiné à mettre en valeur les formes sculpturales de Jane Parker – ici Bo Derek, l’épouse du réalisateur. Pour preuve, Tarzan (muet durant tout le film) n’apparaît qu’à la quarante-troisième minute !

 

Greystoke (1984)

 

Aussi, faudra-t-il patienter trois années supplémentaires pour retrouver – et cette fois pour de vrai – le personnage de Tarzan au cinéma. De l’avis de tous, Greystoke, la légende de Tarzan réalisé par l’anglais Hugh Hudson et sorti en 1984 demeure à ce jour la plus fidèle adaptation du roman originel de Burroughs. Désireux de revenir à la source même du mythe, tant malmené depuis des décennies, et aidé par un Christophe Lambert habité et convaincant aussi bien en homme-singe qu’en lord anglais, Hudson reprend l’histoire à son début, ce qui n’avait pas été fait depuis l’époque du muet. Au final, le mythe et l’œuvre originelle retrouvent une seconde jeunesse que le spectaculaire Tarzan et la cité perdue (C. Schenkel, 1998) puis le Tarzandes studios Disney en 1999 porteront à la connaissance de la jeune génération, prouvant, s’il en était encore besoin, que le mythe de Tarzan demeure définitivement immortel.

© Régis Dubois 2009 pour le texte

(1) Francis Lacassin dans « Tarzan ou la chute d’un mythe », Pour une contre-histoire du cinéma, 10/18, 1972, p. 158.

(2) Francis Lacassin dans La Légende de Tarzan, Dreamland, 2000, p. 29.

(3) Lacassin, Pour une contre-histoire du cinéma, p. 159.

(4) Umberto Eco dans De Superman au surhomme, Grasset & Fasquelle, 1993, p. 111.

(5) Lacassin, Pour une contre-histoire du cinéma, p. 164.

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